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Les Couvreurs MalouinsCouvreur zingueur à Saint-MaloDemander un devis

Couverture zinc à joint debout et à tasseaux

Deux façons de couvrir en zinc, un même métier : le joint debout, aux lignes fines, en toiture comme en façade ; la couverture à tasseaux, au relief traditionnel des toits malouins. Deux chantiers racontés en photos, étape par étape, et tous les ouvrages de zinguerie qui vont avec. Chaque pièce est façonnée dans notre atelier de Saint-Malo.

Extension habillée de zinc anthracite à joint debout, toiture et façades, à Cancale
Extension habillée de zinc anthracite à joint debout, toiture et façades, à Cancale.
Le matériau

Pourquoi le zinc, et pourquoi ici

Le zinc est le métal des toits de bord de mer : il se patine au lieu de rouiller, sa couche protectrice se reforme d'elle-même, et il se façonne à froid — ce qui autorise des ouvrages impossibles en tuile ou en ardoise. Une couverture zinc bien posée tient cinquante à quatre-vingts ans.

Notre atelier de la ZAC de la Mottais est équipé pour le plier, le cintrer et le sertir : chaque pièce part du chantier mesurée, revient façonnée, et se pose sans improvisation. C'est ce qui distingue un ouvrage de zingueur d'un profilé de catalogue coupé sur place.

Pan de toiture couvert en zinc noir mat à joint debout, fenêtre de toit intégrée, gouttière neuve
Joint debout en zinc noir mat : les lignes serties courent du faîtage à l'égout, sans aucune fixation traversante.
Toiture et façade

Le joint debout, en couverture comme en bardage

Le joint debout assemble les feuilles de zinc par un double pli serti, sans fixation traversante : l'eau ne rencontre jamais un trou de vis. Les lignes fines et continues qui en résultent en ont fait la signature de l'architecture contemporaine — et son atout le plus méconnu est qu'il accepte les faibles pentes, jusqu'à environ 5 %, là où l'ardoise déclare forfait.

  • En toiture : extensions, monopentes, toitures cintrées, liaisons entre bâti ancien et volumes neufs
  • En façade : bardage vertical, pignons exposés aux pluies battantes d'ouest, étages en surplomb, joues de lucarnes
  • Sur le littoral : lame d'air ventilée en sous-face, fixations compatibles, métaux isolés les uns des autres — les trois règles qui font la longévité en atmosphère saline

Un même projet marie souvent les deux : la toiture de l'extension qui se retourne en bardage sur le pignon, d'un seul geste de matière.

À l'atelier de Saint-Malo : deux couvreurs devant la plieuse posée sur une palette, feuilles de zinc et rayonnages en arrière-plan
À l'atelier, avant la pose : la plieuse et les feuilles de zinc. Chaque pièce d'une couverture à tasseaux — couvre-joints, membron, frontons — est façonnée ici, aux cotes du chantier.
La tradition

La couverture à tasseaux

Avant le joint debout, il y avait le tasseau : des feuilles de zinc fixées de part et d'autre de tasseaux de bois, coiffés d'un couvre-joint. C'est la couverture des toits parisiens et de nombreux immeubles malouins de la reconstruction. Son relief marqué accroche la lumière autrement, et son système de fixation tolère très bien les grands rampants.

Nous la posons en neuf comme en restauration à l'identique — un savoir-faire devenu rare, transmis par le compagnonnage. Sur un immeuble ancien, remplacer un tasseau par du joint debout change la physionomie du toit : en secteur protégé, la question ne se pose même pas.

Vue aérienne d'une couverture à tasseaux terminée sur une maison bourgeoise, lucarnes à frontons habillés de zinc
Terrasson à tasseaux terminé, vue du ciel, sur une villa à la Mansart de Saint-Lunaire : le relief des couvre-joints, le membron, les frontons de lucarnes habillés de zinc. Ce chantier en détail.
L'eau

Chéneaux, gouttières et évacuations pluviales

Toute l'eau d'une toiture converge vers quelques mètres linéaires de zinguerie. Quand ils lâchent, ce n'est pas le toit qui souffre — ce sont les murs, les corniches et les fondations.

  • Gouttières pendantes ou havraises, façonnées et posées avec leurs pentes
  • Chéneaux encastrés — l'ouvrage le plus exigeant du métier : dissimulé dans la corniche, il ne pardonne aucune approximation de soudure
  • Noues, ces gouttières inclinées où deux pans se rencontrent : le point d'entrée d'eau le plus fréquent que nous constatons
  • Descentes et boîtes à eau, dimensionnées selon la surface collectée

Chaque élément se remplace indépendamment de la couverture : inutile de refaire un toit pour changer un chéneau percé.

Égout d'une couverture zinc noir à joint debout : bande d'égout ventilée, gouttière demi-ronde neuve et naissance ornée d'une rose en zinc
L'égout dans le détail : bande d'égout ventilée pour la lame d'air du zinc, gouttière demi-ronde façonnée et posée avec sa pente — et la naissance signée de la rose.
Protéger le bâti

Solins, habillages et petits ouvrages qui sauvent les murs

Une grande partie de notre travail de zingueur consiste à protéger les points où la maçonnerie boit l'eau. Ces ouvrages discrets évitent des dégâts qui se chiffrent en dizaines de milliers d'euros.

OuvrageCe qu'il protège
Solin et bavetteLa jonction entre la couverture et tout ce qui la traverse ou la borde : mur, souche, lucarne
Abergement de cheminéeLe pourtour complet de la souche — la reprise que nous faisons le plus souvent sur le littoral
Raccord de fenêtre de toitL'étanchéité du châssis dans l'ardoise ou le zinc : c'est le raccord, pas la fenêtre, qui décide des vingt prochaines années
Couvertine d'acrotère ou de muretLa tête des murs : sans elle, l'eau s'infiltre verticalement et le gel fait éclater l'enduit
Habillage de rive, de bandeau, de planche de riveLes bois de débord, finis proprement et sans peinture à refaire tous les cinq ans
Habillage de lucarne — joues et frontonLes flancs les plus exposés à la pluie battante d'ouest
Appui de fenêtre en zincLa façade sous chaque baie : un appui façonné avec goutte d'eau rejette l'eau loin de l'enduit au lieu de la laisser ruisseler

Chaque pièce est relevée sur place, façonnée à l'atelier, puis posée avec ses pentes et ses recouvrements. Aucun chantier n'est trop petit : un appui se pose en quelques heures et protège la façade pour des décennies.

Avant : habillage de lucarne et châssis vitré aux tôles vertes oxydées, en fin de vie
Avant — l'habillage d'origine, oxydé et poreux, laissait l'eau gagner le bois.
Après : le même ensemble entièrement rhabillé en zinc neuf à joint debout
Après — le même ensemble, rhabillé en zinc neuf. Les lignes serties reprennent le dessin d'origine.
Chantier joint debout, étape par étape

À Cancale, une extension habillée de zinc anthracite, du crépi au joint debout

Une extension en encorbellement à Cancale, adossée à une maison en pierre, dont l'enduit ne protégeait plus rien. Plutôt que de le reprendre, nous l'avons enveloppée d'un seul geste de matière : toiture monopente et trois façades en zinc anthracite à joint debout, sur une isolation refaite par l'extérieur. Treize photos, dans l'ordre du chantier — et pour les voisins, notre page couvreur à Cancale.

  • Support : dépose complète, isolation fibre de bois en sarking sur la toiture, isolant rigide et ossature sur les façades, voligeage ventilé
  • Zinc : feuilles VMZINC anthracite profilées à l'atelier aux cotes du chantier, serties sur place ; gouttière, naissance et habillage de fenêtre dans le même métal
  • Finition : sous-face habillée, encadrement de fenêtre avec appui et goutte d'eau, et la rose en zinc fixée en fin de travaux
Étape 1Avant — l'extension en encorbellement, son enduit fatigué et taché par les ruissellements.
Étape 2Dépose de l'ancienne couverture : liteaux et remplissage sont mis à nu, on repart d'un support sain.
Étape 3Isolation par l'extérieur en fibre de bois : les panneaux couvrent toute la toiture, sans pont thermique, avant le support du zinc.
Étape 4Les façades reçoivent une ossature et un isolant rigide ; le voligeage qui portera le zinc est déjà posé sur le pignon.
Étape 5Les feuilles VMZINC arrivent façonnées à l'atelier aux cotes relevées sur place ; chaque planche est repérée.
Étape 6La première façade est sertie : joint debout vertical, aucune fixation visible.
Étape 7Le zingueur devant la toiture en cours : le film bleu protège le zinc jusqu'à la fin du chantier.
Étape 8Depuis la rue : la façade sertie, la toiture qui se pose, et le bois qui attend son tour.
Étape 9La toiture vue de l'échafaudage : les joints debout suivent la pente, la gouttière et sa naissance sont déjà façonnées.
Étape 10Sous-face et façade terminées ; le dernier pignon se prépare.
Étape 11Le détail qui fait la finition : l'encadrement de fenêtre entièrement habillé, appui avec goutte d'eau compris.
Étape 12Toiture et façades d'une seule matière ; la fenêtre à cadre rouge devient un accent.
Étape 13La rose en zinc, façonnée sur le chantier et fixée en fin de travaux : notre signature.
Chantier tasseaux, étape par étape

À Saint-Malo, d'un zinc à tasseaux fatigué à un toit de lumière

À Saint-Malo, un appentis couvert d'un vieux zinc à tasseaux, terni et déformé, avec deux fenêtres de toit en fin de vie et une verrière en polycarbonate qui ne laissait plus passer grand-chose. Nous avons tout déposé, refait le support — voligeage, écran de sous-toiture, tasseaux neufs, chevêtres — puis posé une couverture zinc naturel à tasseaux à l'identique, avec deux fenêtres de toit neuves et leurs abergements.

Pourquoi à tasseaux et pas à joint debout ? Parce que le toit d'origine l'était, que le relief des couvre-joints fait partie du dessin de la maison, et que sur un rampant de cette longueur la fixation par tasseaux est parfaitement à son aise. Le raccord des fenêtres de toit est traité comme le reste : en zinc, façonné à l'atelier.

AvantL'ancienne fenêtre de toit est déposée ; le zinc à tasseaux d'origine a fait son temps.
AvantLe zinc ancien, terni et déformé : les tasseaux ne retenaient plus l'eau.
DéposeDépose et voligeage neuf avancent ensemble, pour garder la pièce à l'abri à chaque fin de journée.
SupportÉcran de sous-toiture, tasseaux neufs et chevêtres prêts à recevoir les deux fenêtres.
SupportLe support complet : tasseaux, chevêtres, chéneau. Tout ce qui décidera de la tenue du zinc est là.
AprèsTerminé, à Saint-Malo : couverture zinc à tasseaux neuve, deux fenêtres de toit, ventilation. Et de la lumière.
AprèsAprès, vue d'ensemble — zinc naturel à tasseaux, deux fenêtres de toit avec leurs abergements, et une frise d'égout façonnée à l'atelier.
L'autre versant du métier

Et quand le zinc devient ornement

Cette page couvre le zinc qui protège. Il y a l'autre versant : celui qui décore — épis de faîtage, rosaces, motifs taillés dans l'ardoise, créations sur mesure. C'est un savoir-faire à part entière, qui a sa propre page : découvrir notre zinguerie ornementale.

Vos questions

Questions fréquentes

Le zinc à joint debout convient-il aux faibles pentes ?

Oui, c'est l'un de ses grands atouts : posé dans les règles, il descend jusqu'à environ 5 % de pente, là où l'ardoise exige bien davantage. C'est ce qui le rend incontournable sur les extensions contemporaines, les toitures monopentes et les liaisons entre volumes.

Quelle est la différence entre joint debout et couverture à tasseaux ?

Le joint debout assemble les feuilles de zinc par un pli serti discret, pour une surface aux lignes fines et continues. La couverture à tasseaux fixe les feuilles de part et d'autre de tasseaux en bois coiffés d'un couvre-joint : le relief est plus marqué, plus traditionnel — c'est la couverture des toits parisiens et de nombreux immeubles malouins. Les deux se valent techniquement ; le choix est d'abord architectural.

Le zinc tient-il face aux embruns du littoral ?

Très bien : sa patine se reforme continuellement et le protège. Les points de vigilance sont ailleurs — ventilation de la sous-face, fixations compatibles et isolation vis-à-vis des autres métaux, car un contact cuivre-zinc ou acier-zinc en atmosphère saline crée une corrosion galvanique qui perce les ouvrages aux points de liaison. C'est notre quotidien de couvreurs du bord de mer.

Posez-vous le zinc en façade ?

Oui, le joint debout se pose aussi en bardage vertical ou en habillage partiel — pignon exposé aux pluies battantes, étage en surplomb, joues de lucarnes. Même matériau, mêmes assemblages sertis, avec une lame d'air ventilée derrière le zinc.

Peut-on isoler en même temps qu'on pose une toiture en zinc ?

C'est même le bon moment. Sur l'extension racontée plus haut, l'isolation a été refaite par l'extérieur avant le zinc : fibre de bois en sarking sur la toiture, isolant rigide et ossature sur les façades, puis un voligeage ventilé qui porte le métal. On gagne le confort sans toucher à l'intérieur, et la lame d'air entre isolant et zinc reste la règle absolue en bord de mer.

Remplacez-vous une gouttière ou un chéneau sans refaire la toiture ?

Bien sûr. Gouttières, chéneaux, descentes, solins ou abergements se remplacent indépendamment de la couverture. Nous façonnons la pièce à l'atelier d'après les cotes relevées sur place, et la pose se fait généralement dans la journée.

Un simple appui de fenêtre, c'est un chantier trop petit pour vous ?

Non. Un appui, une couvertine ou une bavette se façonnent à l'atelier et se posent en quelques heures. Ce sont de petits ouvrages, mais ce sont eux qui protègent la maçonnerie : un appui sans goutte d'eau, et c'est toute la façade qui se dégrade en quelques hivers.

Un projet en zinc, du bardage complet au simple appui de fenêtre ? Le diagnostic et le devis sont offerts. Nous relevons les cotes sur place et chaque pièce est façonnée à l'atelier.

★★★★★

Un travail parfait. Rapidité, propreté et finitions impeccables : de vrais pros du zinc et de l’ardoise. Je referai appel à eux sans hésiter.
Désiré B.Zinc et ardoise — avis Google

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★★★★★

Un avis en deux lignes aide les Malouins qui cherchent un zingueur à savoir vers qui se tourner. C'est ce qui nous permet de continuer à travailler par le bouche-à-oreille plutôt que par la publicité.

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