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Les Couvreurs MalouinsCouverture · Zinguerie d'art 06 72 95 81 91

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Zinguerie d'art et ornements de toiture

Un toit peut se contenter d'être étanche. Il peut aussi porter un dessin, une courbe, une signature. Épis de faîtage, rosaces taillées dans l'ardoise, ouvrages cintrés, habillages façonnés à l'atelier — à Saint-Malo et sur la Côte d'Émeraude.

Couvreur des Couvreurs Malouins à côté d'une rosace en ardoise écaille taillée à la main, sur une toiture au-dessus de la Rance
Rosace en ardoise écaille, taillée et posée ardoise par ardoise. Chantier au-dessus de la Rance.
Notre formation

Un métier appris sur les chantiers

Ce savoir-faire ne vient pas d'un catalogue de fournisseur. Il a été transmis par compagnonnage, sur les toits, par des couvreurs qui l'avaient eux-mêmes reçu : lire une charpente avant d'y poser quoi que ce soit, plier le zinc à la main, tailler l'ardoise au marteau, tracer un ouvrage courbe au gabarit.

C'est ce qui permet de reprendre une malouinière du XVIIIe siècle le lundi et de traiter une toiture contemporaine à joint debout le mardi, avec la même exigence de finition. Les deux demandent le même geste de base — c'est le vocabulaire qui change.

L'art de l'ardoise

Les dessins tracés dans l'ardoise

Une couverture d'ardoise se prête au motif parce que chaque élément est taillé individuellement. En jouant sur la forme de la découpe et sur les nuances du matériau, on inscrit une figure dans la couverture elle-même — pas un élément rapporté, mais le toit qui devient son propre décor.

Le losange

Le plus classique en Bretagne. Une fleur de losanges découpée à la main s'intègre dans la couverture, souvent sous un châssis de toit ou au centre d'un grand pan. Lisible depuis la rue sans jamais paraître ostentatoire.

L'écaille

Ardoises arrondies posées en rangs serrés. C'est le traitement traditionnel des tourelles et des toits coniques, qui court aussi sur les arêtiers et les joues de lucarne. Techniquement exigeant : chaque rang d'une surface conique a un développé différent.

La rosace

Composition centrée, tracée au gabarit puis taillée ardoise par ardoise avant la pose. C'est l'ouvrage qui demande le plus de préparation en amont — le tracé se fait à plat, à l'atelier, avant que la première ardoise ne monte sur le toit.

La frise, les millésimes, les initiales

Entrelacs celtiques courant sur toute la longueur d'un pan, date de construction, initiales des propriétaires. Même principe de découpe, appliqué à un motif linéaire. C'est la façon la plus ancienne de dater un bâtiment breton — et elle traverse les siècles sans entretien.

Couvreur devant une charpente de tourelle en cours de liteaunage, toits de Saint-Malo en arrière-plan
Une tourelle en cours de liteaunage : sur une surface conique, chaque rang a son propre développé.
L'atelier

Le zinc façonné

Le zinc se plie, se soude, s'emboutit. À l'atelier, il devient épi de faîtage, ornement de lucarne, naissance de descente ornée, habillage de souche, pièce courbe pour une verrière. Aucune de ces pièces n'existe en catalogue : chacune est développée à plat puis formée à la main pour l'ouvrage auquel elle est destinée.

  • Épis de faîtage — poli ou patiné, en couronnement de pignon ou de tourelle
  • Lucarnes — joues, fronton, ouvrages cintrés et chiens-assis
  • Ouvrages courbes — tourelles, verrières, arrondis de toiture
  • Naissances et dauphins — motifs repoussés, logos, dates
  • Habillages sur mesure — souches de cheminée, bandeaux, rives
Le contemporain

Le joint debout, en toiture comme en façade

Le zinc à joint debout est aujourd'hui l'écriture de l'architecture contemporaine : lignes verticales continues, absence de fixation apparente, surface tendue. Il fonctionne aussi bien en couverture qu'en bardage de façade, ce qui permet de traiter un volume entier d'un seul matériau.

Nous le posons dans les deux configurations, ainsi que la couverture à tasseaux — le bac à tasseaux, plus marqué, dont les nervures dessinent un rythme régulier plus proche de la tradition. Le choix entre les deux se fait sur l'effet recherché autant que sur la pente disponible.

Une précision qui compte en bord de mer : à Saint-Malo, l'air salin impose de choisir l'alliage avec soin et de proscrire les contacts entre métaux incompatibles, sous peine de corrosion galvanique aux points de liaison. C'est le genre de détail qui ne se voit pas à la livraison et qui décide de la durée de vie de l'ouvrage.

Notre signature

La rose en zinc

Quand le dernier faîtage est posé, il reste toujours des chutes de zinc. Nous en faisons une rose, façonnée à la main sur le chantier, puis nous la fixons sur le toit — comme un peintre signe sa toile.

« Le chantier est fini quand la rose est posée. »

Elle reste sur l'ouvrage. C'est la marque d'un travail terminé et assumé, visible depuis la rue. Chaque rose est unique, pliée dans le métal même qui couvre votre toit, et elle ne rouille pas — comme la couverture qu'elle accompagne.

Gros plan sur une rose en zinc soudée sur le bandeau d'une lucarne, pétales façonnés à la main
La rose, soudée sur le bandeau en fin de chantier. Chaque pétale est plié et serti à la main dans les chutes du toit.
Gros plan sur une rose en zinc aux pétales façonnés à la main, soudée sur la naissance d'une gouttière
La même signature, un autre emplacement : ici sur la naissance de gouttière. Chaque rose est pliée pétale par pétale dans les chutes du chantier qu'elle termine — aucune ne ressemble à la précédente.
Budget

Ce que coûte un ornement

Contrairement à une idée reçue, un ouvrage d'art ne double pas le prix d'une toiture. Le surcoût porte sur une surface limitée, et il tient au temps passé, pas au matériau : une rosace utilise les mêmes ardoises que le reste du pan.

Ce qui fait le prixDétail
Le tracéDessin à l'échelle, gabarits, calepinage — se fait à plat, à l'atelier
La tailleChaque ardoise est découpée et ajustée individuellement
La complexitéUne frise linéaire demande moins d'heures qu'une rosace centrée
Le momentIntégré à une réfection, l'ornement coûte bien moins qu'ajouté ensuite
La zoneEn secteur sauvegardé, la constitution du dossier entre dans le devis

Nous chiffrons toujours l'ornement sur une ligne distincte du devis. Vous voyez exactement ce qu'il représente et vous pouvez décider de le garder ou non, sans remettre en cause le reste du chantier.

Patrimoine

Bâti ancien et secteur sauvegardé

Une bonne partie de ces ouvrages concerne des bâtiments protégés : intra-muros, malouinières, demeures de bord de Rance. Toute modification d'aspect extérieur en secteur protégé passe par une déclaration préalable et l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France.

Nous préparons les pièces techniques du dossier — coupes, descriptif des matériaux, échantillons — et nous adaptons aux prescriptions rendues. Dans la pratique, un ouvrage traditionnel bien documenté rencontre rarement d'opposition : c'est justement ce que le secteur sauvegardé cherche à préserver.

Ces ouvrages demandent ensuite un entretien régulier : un démoussage soigné, jamais à la haute pression, préserve la finesse d'une découpe pendant des décennies.

Le déroulé

Comment se déroule un projet d'ornement

ÉtapeCe qui se passe
VisiteRelevé de la couverture, discussion sur le motif et son emplacement
TracéDessin à l'échelle, choix du matériau, validation avec vous
AtelierGabarits, taille de l'ardoise ou formage du zinc
PoseIntégration dans la couverture, sans compromis sur l'étanchéité
SignatureLa rose en zinc, fixée en fin de chantier

Notre zone d'intervention

Saint-Malo (intra-muros, Paramé, Rothéneuf, Saint-Servan, La Découverte), Dinard, Saint-Lunaire, Pleurtuit, La Richardais, Le Minihic-sur-Rance, Saint-Coulomb, Cancale, Le Vivier-sur-Mer, Saint-Benoît-des-Ondes, Saint-Jouan-des-Guérets, Châteauneuf, Miniac-Morvan, Dol-de-Bretagne et Combourg.
Vos questions

Questions fréquentes

Un motif en ardoise fragilise-t-il l'étanchéité ?

Non, dès lors qu'il est intégré à la pose et non rapporté. Le motif est composé avec les mêmes ardoises que le reste de la couverture, aux mêmes recouvrements. C'est la découpe ou la nuance qui change, pas le principe d'étanchéité.

Peut-on ajouter un ornement sur une toiture existante ?

Un épi de faîtage ou une pièce de zinguerie se pose sur une couverture en place. Un motif intégré demande en revanche de déposer et reposer la zone concernée : il se planifie donc au moment d'une réfection, ce qui est aussi le moment où il coûte le moins cher.

Combien de temps dure un ouvrage en zinc ?

Plusieurs décennies, s'il est correctement posé et ventilé en sous-face. Le métal se patine en formant une couche protectrice qui le stabilise. En bord de mer, le choix de l'alliage et l'isolation vis-à-vis des autres métaux comptent davantage que l'épaisseur.

Travaillez-vous avec des architectes ?

Oui, sur les projets contemporains en joint debout comme sur la restauration de bâti ancien. Nous intervenons aussi bien à partir d'un dossier complet que sur la base d'une intention à traduire techniquement.

Est-ce beaucoup plus cher qu'une couverture ordinaire ?

Un ornement représente un surcoût sur une partie limitée de l'ouvrage, pas sur l'ensemble du toit. L'écart tient au temps de tracé et de taille, pas au matériau. Nous le chiffrons séparément dans le devis, pour que vous puissiez décider en connaissance de cause.

Un projet d'ornement, une tourelle, une façade en zinc ? Le diagnostic et le devis sont offerts. Nous venons voir l'ouvrage avant d'en parler.

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L'autre versant du métier

Et quand le zinc protège avant de décorer

Cette page est consacrée à l'ornement. L'autre versant de notre métier de zingueur — couverture zinc à joint debout et à tasseaux, chéneaux, gouttières, couvertines, solins et habillages — a sa propre page : découvrir nos travaux de zinguerie technique.

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