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Les Couvreurs MalouinsCouverture · Zinguerie d'art 06 72 95 81 91

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Couverture en ardoise à Saint-Malo : réfection, neuf et bâti ancien

L'ardoise est le toit de Saint-Malo. Nous la posons en neuf, nous la refaisons quand elle a fait son temps, et nous la restaurons à l'identique sur le bâti ancien. Ardoise naturelle CUPA, choisie avec vous du premier au troisième choix selon le toit et le budget, posée au crochet inox par des couvreurs formés au compagnonnage.

Le matériau

Pourquoi l'ardoise, et pourquoi ici

Regardez les toits depuis les remparts : de l'intra-muros aux villas de Paramé et de Rothéneuf, c'est l'ardoise qui domine. Ce n'est pas seulement une habitude. Pierre naturelle fendue à la main, elle ne craint ni le gel, ni le sel, ni les UV, elle ne se décolore pas et ne se fissure pas avec les années. Une couverture en ardoise naturelle bien posée dure couramment un siècle ; ce sont ses fixations et son support qui vieillissent avant elle.

Le vent d'ouest et les embruns imposent en revanche leurs règles : crochets en inox, écran de sous-toiture, recouvrement calculé pour la pente et l'exposition, ventilation de la sous-face. C'est ce que nous vérifions d'abord sur une toiture qui fuit, et ce que nous construisons d'abord sur une toiture neuve.

Pose de l'ardoise en cours, souche en pierre à six conduits derrière le couvreur, panorama sur les toits de Saint-Malo
Pose de l'ardoise au crochet, souche en pierre derrière le couvreur, toits de Saint-Malo en contrebas.
Réfection complète

Refaire une toiture en ardoise, étape par étape

Une réfection, ce n'est pas remplacer des ardoises : c'est reprendre le toit depuis la charpente. Voici ce qui se passe entre le jour où l'échafaudage se monte et celui où la rose en zinc est fixée.

  • Diagnostic : contrôle de la couverture, des crochets, des noues et solins, sondage de la charpente, au drone si l'accès l'exige. Rapport photo et devis détaillé.
  • Dépose : ardoises, liteaux et anciens écrans sont retirés et évacués. Les ardoises anciennes saines peuvent être triées et réemployées sur le bâti ancien.
  • Charpente : chevrons vermoulus remplacés ou doublés, bois bûchés et traités si des insectes sont passés par là. On ne pose jamais un toit neuf sur un bois malade.
  • Support : écran de sous-toiture hautement perméable à la vapeur, contre-lattage ventilé, liteaunage tracé au pureau exact.
  • Couverture : pose au crochet inox, rang par rang, avec les points singuliers façonnés en zinc à l'atelier — noues, rives, solins, abergements de fenêtres de toit, faîtage.
  • Réception : chantier nettoyé, photos remises, et la rose en zinc fixée en signature.

Huit photos d'une réfection complète à Saint-Malo, dans l'ordre du chantier :

Avant — ardoises délavées, crochets rouillés qui lâchent : la couverture a fait son temps.
Dépose — la charpente apparaît. C'est ici que l'on découvre ce que la couverture cachait.
Charpente — chevrons remplacés ou doublés en bois traité, avant tout le reste.
Support — écran de sous-toiture et liteaunage neufs, tracés au pureau calculé pour la pente.
Approvisionnement — les paquets d'ardoises montés sur le toit, le liteaunage terminé.
Pose — au crochet inox, rang après rang, en remontant vers le faîtage.
Fenêtre de toit — posée dans la couverture neuve, ardoises recoupées autour de l'abergement.
Terminé — faîtage, souche reprise, fenêtre intégrée. Une toiture repartie pour un siècle.
Couverture neuve

L'ardoise sur une construction neuve ou une extension

Sur du neuf, tout est à décider et rien n'est encore caché : c'est le moment de bien faire. Nous intervenons dès les plans pour caler la pente, le format d'ardoise, le pureau et les recouvrements, l'emplacement des fenêtres de toit et des sorties de ventilation. Le calepinage est fait avant la première ardoise, pour que les rangs tombent juste aux rives et autour des lucarnes.

  • Pente et pureau : plus la pente est faible et le site exposé, plus le recouvrement augmente. En bord de mer, nous majorons systématiquement.
  • Format : rectangulaire le plus souvent, en 32 × 22 cm ou proche, avec les formats étroits pour les tourelles et les pans cintrés.
  • Fixation : crochet inox, invisible ou à tête visible selon le rendu voulu. Le crochet galvanisé rouille en dix ans face aux embruns ; nous n'en posons pas.
  • Ventilation : lame d'air continue de l'égout au faîtage, chatières discrètes, faîtage ventilé.
  • Isolation : c'est aussi le bon moment pour isoler par l'extérieur ou entre chevrons, sans reprendre les plafonds.

Une charpente et une couverture créées de toutes pièces à la place d'une verrière de cour :

Avant — une verrière de cour vétuste entre deux murs de granit.
Charpente et liteaunage créés à sa place, chéneau zinc en pied.
Couverture ardoise neuve, fenêtre de toit intégrée.
Vue d'ensemble depuis la cour, une fois la lucarne terminée.
Bâti ancien

Restaurer à l'identique : intra-muros, villas et malouinières

Une toiture ancienne se lit avant de se refaire. Le format des ardoises, le pureau parfois décroissant vers le faîtage, les épis, les frontons de lucarnes, les noues fermées ou à zinc, les arêtiers en ardoise ou en zinc : chaque détail raconte une époque et un savoir-faire, et c'est ce que nous restituons. Notre formation par le compagnonnage sert précisément à cela.

En secteur protégé — intra-muros, abords de monuments, villas balnéaires repérées — l'avis de l'architecte des Bâtiments de France peut être requis. Nous connaissons ces exigences : choix d'une ardoise épaisse et sombre, formats et pureaux d'origine, zinguerie traditionnelle. Nous montons le dossier photo avec vous si nécessaire.

Les toitures anciennes sont aussi celles qui portent les dessins en ardoise : losanges, écailles, rosaces, frises. Nous les restaurons ou les créons, à la main, sur le toit.

Une villa à lucarnes et tourelle, reprise du liteau à l'ardoise en conservant corniches et lucarnes :

Dépose de l'ancienne couverture : liteaux d'origine et isolant fatigué.
Au pied de la tourelle, corniche à modillons blanche : tout est conservé.
Écran, liteaux neufs et premières ardoises autour de la lucarne.
L'ardoise posée entre les lucarnes, à la main, une par une.
Pan terminé : noue en zinc, arêtier, lucarnes retrouvées.
Les gammes

Ardoise CUPA : quelle gamme, quel choix pour votre toit

Nous travaillons l'ardoise naturelle CUPA PIZARRAS, extraite dans le nord-ouest de l'Espagne, qui couvre aujourd'hui une large part des toits bretons. Ce n'est pas une ardoise unique mais une famille : chaque carrière donne une pierre différente, et dans chaque carrière le tri sépare plusieurs sélections — CUPA les nomme Excellence, Ardoisier, Naturelle ; nous vous les traduisons en premier, deuxième et troisième choix. Le choix se fait avec vous, en tenant compte de la visibilité du pan, du contexte architectural, de la pente et du budget.

Les trois références que nous posons le plus

  • CUPA 3 : la référence historique en France, extraite à San Pedro de Trones depuis 1892. Gris foncé, planéité régulière, avec de petites inclusions métalliques non oxydables qui font partie de son caractère. Épaisseurs courantes 3,5 et 5 mm, 7,5 mm pour les toitures anciennes.
  • CUPA 4 : l'ardoise noir-bleuté, lisse et très plane, la plus fine de la gamme (3,75 mm). C'est d'elle que sont issues les sélections patrimoine et monuments historiques, à épaisseur constante, pour le secteur protégé.
  • CUPA 12 : gris plus clair, texture lisse, très homogène. Recherchée pour les rendus contemporains et les pans très visibles.

Toutes trois sont des ardoises non carbonatées de compression tectonique, classées au plus haut niveau de la norme européenne. La différence est dans la teinte, la texture et l'épaisseur, pas dans la tenue.

Trois échantillons d'ardoise naturelle côte à côte sur une table en bois : premier choix lisse et régulier, deuxième choix à la texture plus marquée, troisième choix avec inclusions et bords irréguliers
De gauche à droite : premier, deuxième et troisième choix d'une même ardoise. La pierre est identique ; ce qui change, c'est la régularité de la surface, les inclusions et la netteté des bords. C'est ce que nous vous montrons avant de commander.

Premier, deuxième ou troisième choix

À l'intérieur d'une même carrière, les ardoises sont triées. Le choix ne dit rien de la solidité de la pierre — toutes répondent à la même norme — mais tout de sa régularité d'épaisseur et de planéité, et donc du travail du couvreur et du rendu final.

Premier choix

Ce que l'on voitÉpaisseur et planéité très régulières, teinte homogène, quasiment sans inclusions visibles. Rangs parfaitement alignés, pose rapide.

Où nous le posonsPans principaux visibles depuis la rue, secteur protégé, toitures d'exception.

Deuxième choix

Ce que l'on voitLégères variations d'épaisseur ou de planéité, quelques inclusions. Le couvreur trie et compense à la pose : à distance, la différence ne se voit pas.

Où nous le posonsLa grande majorité des toitures de maisons : le meilleur rapport durabilité, aspect et prix.

Troisième choix

Ce que l'on voitIrrégularités marquées, tri important sur le chantier, chutes plus nombreuses. Même pierre, même durée de vie.

Où nous le posonsPans arrière, annexes, garages, ou budget serré sur une grande surface — jamais sur un pan visible sans vous l'avoir montré.

Dans tous les cas, nous vous montrons des échantillons posés côte à côte avant de commander. Un troisième choix bien trié et bien posé fera un toit sain pour cinquante ans ; un premier choix mal fixé fuira dans dix.

Diagnostic

Les signes qu'une toiture en ardoise arrive en fin de vie

  • Ardoises qui glissent ou tombent alors qu'elles ne sont pas cassées : ce sont les crochets qui lâchent, souvent tous en même temps.
  • Traînées de rouille sous les rangs : crochets galvanisés en fin de course.
  • Ardoises qui blanchissent, s'effeuillent ou sonnent creux : ardoise de mauvaise qualité ou très ancienne qui se délite.
  • Mousses et lichens épais qui retiennent l'eau — un démoussage suffit si l'ardoise est saine.
  • Taches au plafond, bois humide dans les combles, odeur de cave : une fuite est déjà installée.
  • Noues, solins et abergements en zinc percés ou décollés : souvent réparables sans toucher à l'ardoise.

Un ou deux de ces signes appellent une réparation. Plusieurs, sur une toiture de plus de soixante ans, appellent un diagnostic complet. Il est offert.

Ancienne couverture en ardoise à Saint-Malo : ardoises délavées, crochets rouillés, arêtier et charpente pourris à l'angle
Le cas typique : des ardoises encore correctes, mais des crochets rouillés qui ne tiennent plus. On change tout, ou on regarde de près.
Vos questions

Questions fréquentes

Combien de temps dure une toiture en ardoise naturelle ?

L'ardoise elle-même tient un siècle et davantage. En pratique, la durée de vie d'une toiture dépend de ses crochets, de son liteaunage et de sa ventilation. Une couverture posée au crochet inox sur un support ventilé n'a pas de raison d'être reprise avant de très longues années.

Mes ardoises tombent mais ne sont pas cassées : faut-il tout refaire ?

C'est le signe classique de crochets qui lâchent. Si l'ardoise est saine, on peut la déposer, la trier et la reposer sur des crochets inox neufs : on refait la fixation, pas la pierre. C'est le diagnostic qui tranche, et il est offert.

Quelle différence entre premier, deuxième et troisième choix ?

La régularité d'épaisseur et de planéité, pas la solidité : toutes proviennent de la même pierre et répondent à la même norme. Le premier choix donne un rendu parfaitement aligné, le deuxième demande un tri à la pose que le couvreur sait faire, le troisième se réserve aux pans peu visibles. Nous choisissons avec vous, échantillons en main.

Ardoise naturelle ou ardoise en fibres-ciment ?

L'ardoise en fibres-ciment est plus légère et moins chère à l'achat, mais elle se décolore, se fragilise avec le temps et se remplace généralement au bout de trente ans. L'ardoise naturelle coûte plus cher au départ et dure trois fois plus longtemps. Sur un toit que l'on refait une fois dans sa vie, le calcul est vite fait.

Faut-il une autorisation pour refaire une toiture en ardoise ?

Refaire à l'identique ne demande en général pas de démarche. Changer d'aspect — matériau, couleur, pente, création de fenêtres de toit — relève d'une déclaration préalable en mairie, et l'avis de l'architecte des Bâtiments de France s'ajoute en secteur protégé. Nous vous indiquons ce qui s'applique à votre maison.

Pouvez-vous réemployer mes anciennes ardoises ?

Oui, quand elles sont saines : on les trie une à une, on écarte celles qui sonnent creux ou s'effeuillent, et on les repose avec des crochets neufs, souvent en complément d'ardoises neuves de même format. C'est fréquent sur le bâti ancien, où la patine compte.

Votre toiture en ardoise a besoin d'un avis ? Diagnostic et devis offerts, avec photos et explications. Nous montons sur le toit, nous regardons, et nous vous disons ce qu'il faut faire — et ce qu'il ne faut pas faire.

★★★★★

Un travail parfait. Rapidité, propreté et finitions impeccables : de vrais pros du zinc et de l’ardoise. Je referai appel à eux sans hésiter.
Désiré B.Zinc et ardoise — avis Google

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